Tous  les revenus pérennes :
Les revenus professionnels au titre des : Salaires en CDI et CDD si récurrents; Bénéfices industriels et Commerciaux ; Bénéfices Non Commerciaux ; Vacations si elles sont régulières Les compléments de revenus sous forme de primes de rendement ou commissions, proportionnelles au résultat si ses primes sont perçues régulièrement ; Retraites
Les divers revenus réguliers : Revenus immobiliers ; Pensions alimentaires perçues ; Prestations compensatoires ; Pensions d’invalidité ou rentes ; Revenus de la CAF (Caisse d’allocations Familiales) dans certaines conditions.

Avec la conjoncture critique qui ne permet pas aux ménages de se constituer une épargne et même de rembourser leurs mensualités de crédit, on note une hausse de dossiers de surendettement auprès de la banque de France. Le rachat de crédit est la solution la plus connue pour éviter le recours à la commission de surendettement. Cette solution permet de mieux gérer les différentes mensualités réparties sur différentes échéances.
Le principe de ce montage est simple. L’organisme prêteur ou la banque solde les emprunts en cours de l’emprunteur en les rachetant auprès de ses anciens créanciers. L’emprunteur bénéficie alors d’un seul prêt avec un taux unique et un montant de prélèvement mensuel plus faible. L’allègement de la mensualité peut en effet atteindre 60 %. En pratique, si avant l’opération, un emprunteur devait rembourser 1 200 euros par mois avec ses différentes mensualités, après la mise en place de cette opération, il ne s’acquittera plus que de 720 euros. Le rachat de crédit est aussi synonyme d’allongement de la durée du remboursement de la dette. Grâce à cet aménagement de ce nouveau prêt classique, le candidat au rachat peut bénéficier d’une baisse de son taux d’endettement et une possibilité de retrouver la souplesse de la gestion de sa finance.
Selon la situation professionnelle et financière du souscripteur, l’établissement prêteur peut accepter la demande de trésorerie supplémentaire de l’emprunteur. Ce montant optionnel qui sera intégré dans le montage ne dépasse pas généralement 10 % du rachat sauf dans le cadre d’un rachat de crédit hypothécaire où il faut apporter une garantie immobilière.

Ce rachat qui permet une réduction de la charge mensuelle avec pour contrepartie une durée allongée du prêt peut être onéreuse si le candidat à l’emprunt ne fait pas jouer la concurrence des taux sur le marché et s’il ne négocie pas les différents paramètres de ce montage. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est recommandé de recourir à un simulateur de rachat ou à un courtier spécialisé dans cette opération.
Le regroupement de dettes, tout comme la plupart des opérations bancaires, implique des frais supplémentaires qui se répercutent sur leur coût. Parmi ces frais, on retrouve :

  • les frais de dossier. Ces frais constituent 1 % à 7 % du coût total de l’opération. Un courtier peut négocier ces frais si l’un de ses partenaires bancaires effectue le rachat.
  • l’indemnité de remboursement anticipé (IRA) qui varie selon les organismes financiers. Ce montant est notifié dans l’offre de crédit obtenu par l’emprunteur. A titre d’exemple, pour le remboursement d’un crédit à la consommation souscrit après le 1er mai 2011 et avec un montant excédant 10 000 euros, l’IRA plafonne à 0,5 % du rachat si la période de remboursement est inférieure à un an date de l’opération et 1 % si elle excède un an à date d’opération. Pour un rachat de crédit immobilier, il faut prévoir 6 mois d’intérêts du capital ou 3 % du capital restant dû. Le courtier peut aussi négocier ces frais.
  • l’emprunteur doit souscrire une assurance-emprunteur qui couvre les risques d’invalidité, de décès et de perte d’emploi. Le coût de cette assurance dépend de l’âge de l’emprunteur, de son état de santé et des garanties souscrites. S’il est jeune, non-fumeur et en bonne santé, l’assurance-emprunteur avoisine 0,20 % par an du montant de dettes à consolider. Pour les autres cas, elle peut atteindre 0,70 % par an du rachat.
  • enfin, le prêteur peut exiger la garantie d’une société de cautionnement pour se prémunir contre la défaillance de remboursement de l’emprunteur.