Comment fonctionne le rachat de crédit locataire ?

août 25, 2018 3:22 Publié par Laissez vos commentaires

 

 

Le regroupement de crédits est un montage financier qui permet de réunir ses différents crédits déjà contractés en un seul prêt. Celui-ci bénéficiera d’une mensualité adaptée à sa capacité de remboursement. Quant au rachat de prêt locataire, cette solution s’adresse aux ménages en location qui n’arrivent plus à rééquilibrer ou à assainir leur situation financière. Cette opération bancaire est souvent proposée par une banque, un courtier, ou un établissement de crédit. Zoom sur le fonctionnement de ce contrat.

Cette pratique de regroupement de crédits a vu le jour il y a plus de 2 décennies dans les pays Anglo-saxons. En France, les emprunteurs ont souvent recours à cette solution dès lors que leur compte bancaire tombe dans le rouge suite à une collection de prêts. Elle consiste à rassembler les crédits d’un emprunteur en un seul avec un montant de mensualité abaissé à son budget. Les crédits et dettes concernés peuvent être le prêt renouvelable, immobilier, prêt travaux, voiture, découverts bancaires, retards d’impôts, droits de succession etc. La fraction de dette et la baisse de prélèvement mensuel entraînent un allongement de la durée du remboursement et un coût plus élevé du montant du prêt. Mais en contrepartie, le souscripteur à ce contrat jouit d’un taux d’endettement plus bas grâce à la marge financière qu’il obtient de la mensualité réduite.
Le rachat de crédit locataire est donc une opération de regroupement ou de restructuration de dettes pour les locataires de leur résidence principale. Les personnes accueillies par leur famille et les employés logés par leur employeur peuvent prétendre à cette sortie d’endettement. Lorsqu’ils n’arrivent plus à honorer leurs échéances de remboursement et qu’ils ont un reste à vivre insuffisant, ils peuvent vérifier leur éligibilité à ce financement.
Bon à savoir : les emprunteurs qui ont contracté du prêt pour acquérir leur résidence secondaire, ou qui ont fait des investissements locatifs se verront aussi quelquefois proposer cette solution sous certaines conditions.

Ce contrat permet de globaliser tous ses encours en un seul pour un montant s’échelonnant entre 1 500 euros et 100 000 euros. Tous les frais sont compris dans ce montant. La durée de remboursement d’un rachat de crédit locataire ne peut pas dépasser 12 ans. Tout comme le prêt à la consommation, le souscripteur à ce montage financier n’a pas besoin de proposer une hypothèque ou une caution. En revanche, le taux d’intérêt fixe pratiqué est plus élevé comparé au regroupement de dette immobilière. Et entre deux organismes financeurs de rachat, on peut trouver une différence de taux non négligeable. C’est pourquoi, il est toujours conseillé lors d’une souscription à un crédit de faire la mise en concurrence de taux et des offres des établissements financiers.
Avec ce contrat, le souscripteur n’est pas aussi obligé de changer de banque. Il peut conserver son domiciliation bancaire. Le seul prélèvement mensuel se fera automatiquement sur son compte bancaire.
Par ailleurs, lorsque le nouvel établissement de rachat solde les anciens crédits de l’emprunteur, les organismes de prêt initiaux peuvent lui imposer la pénalité de remboursement. Cette éventualité peut arriver si le coût total du remboursement anticipé dépasse 10 000 euros sur un an. Les établissements de prêt initiaux peuvent demander soit 0,5 % soit 1 % du montant du crédit qui fait l’objet du remboursement anticipé. Si la durée restante entre l’échéance du prêt et le remboursement anticipé est inférieure ou égal à 12 mois, l’indemnité à payer sera 0,5 %. Cependant, s’il s’agit d’un prêt revolving ou si le candidat à l’emprunt dispose d’une autorisation à découvert, cette pénalité ne s’applique pas. Si le taux de crédit est variable pendant la durée du remboursement des crédits initiaux ou s’il y a un contrat d’assurance, la réclamation d’une indemnité n’est pas aussi envisageable.
A part ces indemnités, le montage d’un dossier de rachat de crédit locataire implique également un frais de dossier qui peut atteindre 1 à 7 % du montant à regrouper. Ces frais peuvent être négociables surtout si l’emprunteur a fait appel à un courtier ou à un intermédiaire bancaire.
A noter : cette opération permet également d’ajouter une somme d’argent supplémentaire pour réaliser ses projets sous réserve de répondre aux conditions d’octroi de trésorerie de l’établissement de rachat. Si le taux d’endettement de l’emprunteur frôle 33 %, il ne pourrait pas aussi bénéficier que d’une renégociation de taux sans étaler la durée du remboursement.

La banque n’octroie pas systématiquement ce type de crédit à tous les candidats à l’emprunt. Ce montage financier est soumis à des conditions telles que le niveau du taux d’endettement, les conditions de ressources, le scoring bancaire, l’étude de son reste à vivre etc. En règle générale, l’organisme prêteur privilégie les souscripteurs qui ont une rentrée d’argent pérenne, c’est-à-dire, une personne qui a un emploi stable, en CDI et qui ont un historique bancaire propre.
Comme le candidat au rachat s’engage sur le long terme, les organismes financiers imposent aussi souvent un taux d’endettement inférieur à la barre de 33 %. Cela leur permet d’éviter le risque du non-remboursement. Le souscripteur à cette opération peut effectuer une simulation gratuite sur les sites de rachat en ligne pour vérifier ledit taux d’endettement. Cependant, s’il dispose de revenus confortables (cadres, dirigeants d’entreprises etc.), la banque se montrera moins réticente à accorder le regroupement de dettes même s’il affiche un taux supérieur à 35 %.
Les organismes financiers ne sont pas aussi autorisés à prêter de l’argent aux personnes dont le nom figure dans le fichier FICP. Ce fichier contient la liste des gens ayant fait de prêts abusifs comme les crédits impayés, le chèque sans provision, l’opposition sur utilisation de carte et l’interdiction bancaire. Or, si la personne est propriétaire, les établissements de rachat peuvent fermer les yeux à cette exclusion en demandant une garantie liée au bien immobilier. Mais si l’emprunteur en endettement difficile est locataire, les chances de bénéficier de cette solution sont minces. Sauf dans certains cas où l’emprunteur a sollicité le service d’un courtier spécialisé. Ce dernier peut trouver un établissement qui accepte de lui prêter de l’argent à condition de proposer des garanties de remboursement.

Ce montage financier permet de faire une économie jusqu’à 60 % du montant de remboursement mensuel de l’emprunteur. S’il a pris le temps de comparer les différents taux sur les sites du rachat, il peut aussi jouir d’un taux d’intérêt compétitif, plus adapté à son budget. Cela se répercute sur l’équilibre son budget car il lui est possible d’épargner de nouveau. Il a aussi moins du mal à gérer ses finances du fait qu’il n’a qu’un seul interlocuteur. En outre, le rachat de crédit locataire lui permet d’obtenir une trésorerie supplémentaire. Cette solution permet aussi d’intégrer la plupart des prêts si la banque accepte la demande.
Par contre, le fait de recourir à une autre banque pour racheter ses crédits pourrait impacter sur la relation de fidélité de longue date avec son ancien établissement bancaire. La restructuration de dette implique également une hausse du coût du crédit qui peut coûter cher à l’emprunteur à long terme.

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