Fichés FICP et rachat de crédit locataire

septembre 17, 2018 10:13 Publié par Laissez vos commentaires




Le fichage FICP peut arriver à un emprunteur lorsqu’il n’arrive pas à honorer ses dettes. Les échéances non payées de ses prêts sont enregistrées dans ce fichier d’incidents de paiement de crédits des particuliers et dans ce cas, rares sont les banques qui acceptent de consentir un crédit. Cependant, même si la solution de redressement de sa situation financière semble être inimaginable pour les locataires, ils peuvent envisager le rachat de crédit locataire sous certaines conditions. Le point sur cette sortie d’endettement.


La banque de France gère ce fichier qui répertorie la liste des particuliers ayant manqué le paiement de deux mensualités pleines et ceux qui affichent un retard de paiement supérieur à 60 jours sur un ou plusieurs crédits. Les emprunteurs qui ont dépassé la limite de découvert, ceux qui font l’objet d’une procédure judiciaire de la part d’un établissement financier et ceux qui font une demande de surendettement figurent également dans cette liste. Cette inscription impacte sur la gestion au quotidien de dépenses d’un emprunteur car lorsque la banque apprend ce fichage, il est en mesure de supprimer le découvert. En plus, les établissements financiers consultent toujours ce fichier lors d’une demande de crédit. Cela afin d’éviter qu’une personne qui n’a pas la possibilité de régler ses dettes puisse encore souscrire à un prêt. Le fichage dû à un retard de remboursement de crédits dure 5 ans, mais le débiteur peut régulariser sa situation et être radié. Quant au fichage suite à un dépôt de dossier de surendettement, il dure jusqu’à 8 ans s’il s’agit d’un plan conventionnel de redressement et 5 ans pour une procédure de rétablissement personnel.
Pour enlever son nom dans ce fichier, il faut régler les sommes dues. Mais le problème c’est qu’une personne fichée FICP a du mal à trouver un prêteur qui lui accorde du crédit. Cela pourrait être possible si elle est propriétaire car dans ce cas, elle pourrait hypothéquer son bien immobilier en échange du crédit.

Le locataire qui a contracté plusieurs crédits et qui se trouve dans une situation difficile de remboursement peut normalement prétendre à l’opération bancaire de rachat de crédit. Cette solution présente l’avantage de regrouper tous les prêts en cours en un seul et unique crédit. La mensualité de celui-ci sera adaptée à son possibilité de remboursement. Ce qui lui permet d’éviter le surendettement et de faire face aux imprévus financiers comme le licenciement, l’accident, le divorce etc. La recevabilité du dossier d’un demandeur locataire dans ce regroupement de dettes dépend de plusieurs critères comme la stabilité de ses revenus, son taux d’endettement, son historique bancaire, le reste à vivre etc.
Mais la situation devient plus difficile à gérer lorsque le locataire est fiché FICP. Car comme on l’a déjà dit, aucun organisme bancaire ne se hasarde pas à lui octroyer un crédit du fait que son dossier indique déjà un non-paiement. Cependant, tout n’est pas perdu car l’obtention d’un regroupement de dettes est possible sous certaines conditions.
En effet, si l’emprunteur locataire peut proposer une garantie solide pour appuyer sa demande de consolidation de dettes, les banques peuvent racheter ses crédits. A titre d’exemple, s’il peut hypothéquer la maison de ses parents, ou s’il dispose d’une caution, le rachat de crédit est envisageable. Le premier cas s’articule autour de la formule connue du grand public « le hypo loc ». Cet outil financier permet aux parents propriétaires d’une maison ou des locaux commerciaux de porter caution auprès des organismes de prêt pour le crédit de leur descendant. Les autres membres de la famille seront évidemment d’un commun accord sur cette garantie. Dans ce cas, le locataire fiché FICP peut racheter ses prêts en cours et obtenir un montant d’une valeur de 70 % du bien. Les établissements financiers prennent toujours une marge. Dans le deuxième cas, si les parents de l’emprunteur n’ont pas un bien à leur possession ou ne peuvent pas hypothéquer leur logement, l’endetté peut essayer la solution d’une garantie extérieure. Un tiers ou un établissement de cautionnement peut représenter cette garantie. Le tiers peut être un proche ayant une situation professionnelle et des revenus stables (en CDI). Ce dernier s’engage à payer les mensualités de l’emprunteur en cas de défaillance de paiement. En revanche, dans le cas d’un organisme de cautionnement, l’emprunteur doit lui verser un pourcentage allant jusqu’à 3 % du montant de crédit à racheter. A noter qu’entre ces deux solutions, les banques préfèrent l’hypothèque.
Par ailleurs, puisqu’il s’agit d’un rachat de crédit locataire, seuls les prêts à la consommation, le crédit revolving, les dettes sociales et fiscales, le prêt travaux et voiture seront regroupés. Il n’y a pas de dette immobilière puisque l’emprunteur est locataire.
Ainsi, grâce au regroupement de dettes, le locataire ayant fait l’objet d’un fichage FICP peut assainir son budget et payer une mensualité réduite. Le nouveau crédit restructuré s’étalera logiquement dans une durée plus étendue car le montant de la mensualité est revu à la baisse. Il lui est même possible de demander une trésorerie supplétive s’il opte pour le crédit hypothécaire car il dispose d’une garantie solide en cas de non-remboursement. L’avantage d’inclure cet apport supplémentaire dans la demande, c’est qu’il lui permet de réaliser le projet qu’il ne pouvait pas réaliser faute d’argent. Cette trésorerie peut aussi l’aider à améliorer son pouvoir d’achat, à honorer des factures à venir etc.

Puisque le locataire fiché au FICP a du mal à dénicher un financement, l’établissement financier pourra être tenté de lui proposer un taux d’intérêt prohibitif. Pour éviter une telle situation, il lui est préférable de passer par un intermédiaire en opération de banques. Ce dernier a la possibilité de trouver un taux abordable pour ce montage financier. S’il en a aussi le courage, il peut recourir aux comparateurs de rachat en ligne et mettre en concurrence les propositions des établissements de rachat. Mais il est toujours à souligner que ce rachat n’est possible que dans les deux cas mentionnés ci-dessus.

Si les conditions de remboursement de rachat du crédit auprès des banques ne conviennent pas à l’emprunteur (durée de remboursement, possibilité de remboursement anticipé etc), il lui reste la solution des particuliers. Toutefois, cette solution est plus risquée et peut revenir plus chère que le rachat de crédit bancaire. Et il lui fait aussi passer par une reconnaissance de dettes. Sinon, il peut également revendre sa voiture ou ses équipements informatiques dont il n’a plus besoin pour solder les prêts et sortir du fichage. Si toutes ces démarches sont restées infructueuses, le locataire fiché au FICP peut recourir à l’ultime solution de commission de surendettement. Cette institution mettra en place un plan de remboursement ajusté à sa situation.

Le locataire ayant leur nom inscrit dans le fichier FICP peut recourir au rachat de crédit s’il a des parents ou un proche qui accepte de garantir par une hypothèque cette opération. Certaines banques valident aussi sa demande de regroupement de dettes s’il dispose d’une caution. Quoi qu’il en soit, il lui est avantageux de recourir à un courtier immobilier qui l’aidera à trouver des conditions avantageuses de rachat.

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