Rachat de crédit avec trésorerie comment faire pour que ce soit efficace?

septembre 20, 2018 10:00 Publié par Laissez vos commentaires




Regrouper ses crédits permet d’ajuster ses mensualités en fonction de sa capacité de remboursement. Ce montage financier bien connu dans le milieu du refinancement peut aussi offrir l’occasion de faire une demande de trésorerie supplémentaire pour réaliser un nouveau projet. Cependant, il faut être attentif aux conditions proposées sinon on risque d’entrer dans la spirale d’endettement. Explications.

Pour expliquer le fonctionnement de cette technique financière, prenons un exemple. Un jeune couple dont l’homme est en CDI et la conjointe sans emploi décide de souscrire à un crédit voiture. Ayant besoin d’une réserve d’argent disponible, ils ont souscrit également à un crédit renouvelable. Après quelques mois, ils ont trouvé que le logement de leurs parents dans lequel ils habitent nécessite quelques réparations. Ils ont décidé ainsi d’ajouter un autre crédit travaux. Le remboursement de leurs dettes se fait régulièrement même s’ils ont un reste à vivre assez maigre. Mais l’arrivée d’un bébé a bouleversé la gestion de leur budget. De plus, la jeune femme a dû être hospitalisée pendant un certain temps. Du coup, leur endettement devient trop important et ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Entre la poursuite de leurs créanciers à cause du retard de paiement et la peur de fichage FICP, ils se sont tournés vers le rachat de crédit.
Grâce à cette technique financière, le jeune couple peut retrouver une certaine sérénité vis-à-vis de leurs finances même s’ils paient toujours leurs dettes. En effet, leurs crédits sont regroupés en un seul et unique crédit (prêt auto, prêt travaux, prêt revolving, les factures impayées, les dettes sociales et les découverts bancaires…). Ils n’ont plus affaire qu’à un seul interlocuteur et ils ne s’acquittent que d’une seule mensualité par mois. En ménageant le budget, il leur est ainsi possible d’avoir une petite économie. Cette opération leur permet aussi de demander une somme supplétive pour financer un nouveau projet personnel.


Le rachat de crédit ou le regroupement de dettes permet ainsi de consolider ses dettes et de diminuer son taux d’endettement. En outre, il permet également de libérer son budget mensuel, d’améliorer son pouvoir d’achat et d’avoir un fonds supplémentaire. Celui-ci ne doit pas dépasser 15 % du rachat de crédit. Cependant, il ne faut pas oublier que cette opération est onéreuse. Elle dure aussi sur le long terme. Et plus la durée du remboursement du rachat s’étale dans une longue durée, plus élevé est le coût des intérêts. C’est-à-dure, le montant total du crédit augmente en contrepartie du rééchelonnement des dettes. Avant sa mise en place, il convient alors de faire une étude de la faisabilité de la demande de trésorerie et une étude de la rentabilité de l’opération.

Le fait de pouvoir demander une somme d’argent supplémentaire est certes alléchant, mais l’emprunteur doit toujours évaluer la rentabilité de l’opération avant sa mise en place. Dans le cadre de cette opération, il existe ainsi quelques étapes à suivre :

  • en premier lieu, le candidat au rachat doit faire la mise en concurrence sur les différentes offres disponibles. Les éléments à mettre en concurrence sont les suivants : le taux d’intérêt effectif annuel global (TAEG), la durée du nouveau prêt, la mensualité à payer, le coût de l’assurance, le montant de l’opération. Regrouper ses crédits avec un taux compétitif et une mensualité faible permet à un emprunteur de se constituer une économie sur le long terme. Choisir une délégation d’assurances qui propose les mêmes garanties moins chères que l’assurance proposée par l’établissement financier garantit aussi quelques économies. Il serait ainsi avantageux de chercher le contrat qui propose le moindre taux et un taux d’assurance-emprunteur abordable. En plus, l’emprunteur doit comparer également le coût global du crédit.

  • Par ailleurs, il aurait aussi à vérifier l’offre qui lui sera soumise car certaines banques exigent l’ouverture d’un compte pour octroyer le financement dans cette opération. De même, il aurait à bien lire les autres éléments annexes au contrat comme les indemnités de remboursement anticipé (IRA) dans le cas d’un rachat de crédit immobilier. Cet élément est à ne pas négliger car il se peut qu’il ait une rentrée d’argent exceptionnelle plus tard. Dans ce cas, il lui est possible de solder sa dette. A noter que le rachat des crédits à la consommation s’effectue sans pénalité ou limité à 1 % si le capital restant dépasse la barre de 1 000 euros. Mais l’organisme de rachat impose souvent des pénalités de remboursement anticipé qui n’excède pas 3 % du capital restant dû dans le cadre d’un regroupement de dettes immobilières. Il est important de noter cependant que ces frais peuvent être négociés lors du montage de l’opération.
  • le candidat à cette sortie d’endettement devrait aussi étudier quels sont les prêts à regrouper et est-ce qu’il lui est profitable de demander une trésorerie supplémentaire. Cette somme d’argent sera ajoutée au coût de l’opération et logiquement il engendre une hausse du coût du crédit. S’il souhaite des liquidités plus conséquentes, l’établissement financier peut lui demander en plus une hypothèque. Il aurait donc à bien analyser si le projet en question est sans risque, sinon la banque peut saisir la garantie mise en hypothèque (bien immobilier).
    Bon à savoir : une opération de rachat est avantageuse si le coût du remboursement de ses prêts initiaux est plus élevé que le rachat de crédit. En général, si l’emprunteur a souscrit à un prêt immobilier ancien avec un taux élevé, il peut profiter d’une économie conséquente avec ce montage car il lui est possible de trouver une différence de taux d’intérêt de plus de 1 %. De même, s’il a souscrit à des prêts revolving, le rachat de ce type de prêt est souvent rentable car le nouveau prêt a un taux fixe et généralement moins élevé que ceux des crédits renouvelables.

    Mais si le candidat au regroupement de dettes n’a pas le temps de faire la comparaison des diverses offres des établissements financiers, il aurait à s’adresser à un courtier spécialisé ou à une société de courtage. Ce professionnel en intermédiation bancaire peut estimer d’avance si le dossier est recevable ou non. Il peut aussi trouver une solution même si l’endettement du candidat au rachat atteint un taux critique. En outre, cet intermédiaire qualifié peut trouver le coût de l’assurance et le taux d’intérêt les moins chers. Les nombreuses années d’expérience d’un courtier dans ce domaine ainsi que ses partenaires bancaires lui permettent de dénicher ce contrat. Le recours à un courtier permet aussi à l’emprunteur d’éviter de faire le tour des banques. Cependant, il ne faut pas oublier que chaque courtier propose ses honoraires. Celles-ci varient de 1 % à 4 % du montant total du prêt. Plus les frais sont moins chers, plus il peut tirer de gain de cette intervention. Si l’emprunteur souhaite économiser ses frais, il a donc intérêt à comparer ces frais de courtage.


Remarque : il convient de recourir à un intermédiaire mandaté en opérations bancaire (IOB). Mais sachez que le courtier n’a pas le droit de demander des frais de dossier pour le montage de l’opération. Il ne devrait demander ses honoraires que lors de l’acceptation et la signature de la demande de refinancement.

Le regroupement de dettes ou la restructuration de prêts est une opération rentable si l’emprunteur a comparé différentes propositions de taux, coût total des opérations et des modalités du remboursement.

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