Regroupement de crédit locataire


Les personnes qui croulent sous le montant important de dettes de consommation cherchent souvent un moyen permettant de réaménager le remboursement de leurs prêts et qui n’exige pas de garantie. Le regroupement de crédit locataire répond justement à leur attente. Ce montage bancaire vise à diminuer la charge de différents crédits de l’emprunteur tout en simplifiant la gestion de son budget. Le point sur le fonctionnement, les avantages et les modalités de cette opération.

Cette solution bancaire s’adresse comme son nom l’indique aux personnes en location ou ceux qui ne possèdent pas leur résidence principale. Elle consiste à fusionner ses prêts à la consommation préexistants (il en faut au moins deux) en un seul et unique prêt afin de profiter d’un taux d’intérêt unique plus avantageux et d’une unique mensualité adoucie. La réduction de la charge mensuelle peut aller jusqu’à 60 %. C’est un coup de pouce bien utile pour les locataires qui souhaitent assainir leur budget et respirer mieux financièrement à la fin des mois. Le montant maximum des dettes à la consommation qu’on peut regrouper sans garantie est plafonné à 75 000 euros. Ce prêt est à rembourser sur une durée maximale de 12 ans ou 144 mois. La contrepartie de cet aménagement de la dette est donc l’étalement du remboursement sur une plus longue durée.
Le regroupement de dettes locataires permet également au souscripteur de solliciter une somme d’argent supplétive qui sera intégrée dans l’opération. Cette réserve d’argent baptisée « trésorerie » ne dépasse pas généralement 10 % à 15 % au maximum du rachat. Elle n’engendre pas de frais de dossier ni d’assurance-crédit mais elle doit servir uniquement pour le financement des besoins personnels de l’emprunteur comme l’organisation d’un évènement familial, l’achat d’un nouveau véhicule, d’un équipement électro-ménager… Dans certains cas, les banques pourraient aussi octroyer ce montant librement, c’est-à dire, non rattaché à un projet.

Voici la liste de crédits, dettes et créances diverses regroupées en 1 seul prêt dans un rachat de crédit locataire :

  • crédit à la consommation.
  • crédits renouvelables
  • crédit automobile.
  • crédit travaux.
  • cartes
  • crédit professionel.
  • dettes familiales.
  • les découverts bancaires.
  • les retards de paiement d’impôts.
  • les charges de copropriété.
  • les loyers impayés

Cette consolidation de dettes est donc un bon outil pour éviter l’inscription au fichier FICP à la suite d’une défaillance de remboursement de mensualités et pour prévenir une situation d’endettement lourd.

Cette solution permettant de rassembler en un seul prêt ses différents crédits ont plusieurs avantages dont :

  • la possibilité de bénéficier d’un unique taux d’intérêt, un seul interlocuteur et une mensualité allégée en adéquation avec la capacité de remboursement du souscripteur. Ce qui rend moins complexe sa gestion du budget tout en équilibrant son finance.
  • la possibilité de réduire le taux d’endettement de l’emprunteur grâce au rééchelonnement de la dette et la baisse de la charge mensuelle. Ce qui lui permet aussi d’épargner de nouveau afin de concrétiser d’autres projets comme l’achat d’une maison par exemple.
  • l’inclusion d’une trésorerie supplémentaire si le revenus de l’emprunteur peut supporter cette charge
  • la réduction des dépenses car le souscripteur n’aura qu’une seule assurance emprunteur
  • la transformation des taux réajustables des prêts renouvelables en taux fixe plus favorable en termes du coût.
  • l’opportunité d’éviter le fichage FICP et les mesures contraignantes des créanciers


  • Comme toute opération commerciale, le rachat de prêt locataire comporte des pièges qu’il faut déceler. En effet, lorsqu’un emprunteur est dépassé par le montant de ses mensualités trop élevées, il pourrait se précipiter sur la première proposition obtenue sans passer par la phase de mise en concurrence des offres de regroupement de dettes d’au moins 3 banques. Cette étape est incontournable car la souscription à ce montage n’est pas un acte quelconque. Elle engage le souscripteur pendant de longues années et une défaillance de remboursement des mensualités pourrait entraîner des mesures sévères comme la cession sur salaire. Il convient ainsi de comparer plusieurs offres de rachat avant la signature d’un contrat de refinancement.
  • Certaines propositions de regroupement de dettes locataires affichent aussi un abaissement de mensualités important, mais l’emprunteur doit savoir que cet aménagement de remboursement rallonge les dettes et donc le montant des intérêts.
  • Le taux nominal d’une proposition ne permet pas également d’estimer l’intérêt d’une offre de regroupement de dettes locataire. Seul le TAEG incluant les frais de courtage, si le demandeur de cette opération recourt à un courtier permet d’évaluer le coût final d’un rachat. Pour ce faire, l’emprunteur devrait mettre côte à côte deux propositions de rachat ayant la même durée de remboursement afin de trouver laquelle est la plus compétitive. Cette évaluation des frais annexes est très importante dans le cadre de cette opération.
  • la plupart des personnes qui entament cette opération pensent que la trésorerie les permet de ses désendetter car elle sera amortie dans la durée plus longue de ce montage. Or, ce nouveau prêt à la consommation, si l’emprunteur ne souhaite pas l’utiliser pour un projet spécifique, augmente le coût de son rachat et donc le montant de la mensualité diminuée et la durée du remboursement. Un demandeur averti évite ainsi de se laisser piéger par cette liquidité supplémentaire s’il n’en a pas vraiment besoin.


En tant qu’opération bancaire, les banques passent au crible différents éléments avant d’octroyer cette demande. Parmi lesquels on peut citer la situation professionnelle de l’emprunteur (CDI, CDD, intérim, profession libérale, retraité…), ses revenus, son reste à vivre, son comportement bancaire (habitude de consommation et du recours aux prêts consos), son taux d’endettement ainsi que la présence ou non des incidents bancaires. Elles analysent ces éléments pour vérifier si le candidat au rachat peut bénéficier de cette sortie d’endettement ou non. Cela pourrait nécessiter de déplacements auprès des agences bancaires et la prise de rendez-vous auprès des conseillers.
 
Pour faciliter cette démarche, les emprunteurs qui souhaitent vérifier rapidement leur éligibilité à cette opération peuvent passer par un simulateur sur le site d’un courtier. Cet outil indispensable est présent en haut de ce site. Il leur permet d’avoir une première idée du coût de cette procédure tout en gagnant du temps avec la mise en place du rachat. Après avoir complété le formulaire avec les informations requises comme la situation du logement (propriétaire, locataire, ou hébergé), la situation de finance (nombre et montant des dettes de consommation à consolider et capital restant à rembourser), le budget (revenus et charges fixes par mois), ainsi que la trésorerie, ils obtiennent un avis approximatif de son projet. L’objectif est ensuite de transformer cette simulation en véritable offre de rachat contractuelle au meilleur coût en cas d’acceptation de leur projet. Pour ce faire, les emprunteurs auront à signer un mandat de recherche de capitaux. C’est un document non payant et libre de tout engagement qui nous permet de chercher les meilleures conditions auprès de nos banques partenaires. Nous leur enverrons ensuite la ou les propositions de rachat les plus avantageuses de nos banques partenaires. Ces offres sans engagement incluent tous les frais de ce montage financier. Il leur suffit ensuite de sélectionner celle qui correspond à leurs attentes et de l’envoyer à la banque émettrice de la proposition pendant cette durée.