Reste à vivre et rachat de crédit

octobre 22, 2018 11:24 Publié par Laissez vos commentaires




Beaucoup de ménages sont obligés de passer par une solution de rachat de crédit ou restructuration de prêts pour pouvoir retrouver leur stabilité financière. En effet, en rééchelonnant leurs dettes dans le temps, ils peuvent avoir moins de difficulté à honorer le remboursement de leurs crédits. Mais il ne faut pas cacher que les institutions bancaires durcissent les critères d’octroi de ce montage financier. Cela permet de les éviter les éventuels problèmes d’insolvabilité pouvant entraîner la saisie du bien immobilier etc. Le reste à vivre fait partie des paramètres utilisés par les banques pour déterminer l’éligibilité de l’emprunteur à cette solution de financement. Que signifie ce terme et comment le calculer ? Les réponses dans l’article suivant.

Dans la gestion au quotidien de sa finance, une personne avisée aurait à calculer la somme disponible après le paiement des charges chaque mois. Cela lui permet de voir s’il lui est possible d’envisager tel ou tel projet ou il aurait à recourir à un crédit. Dans le milieu de financement bancaire, on entend aussi ce terme qui n’a pas la même signification que l’usage quotidien. Les banques indiquent par ce mot les différences entre les rentrées d’argent de l’emprunteur et ses dépenses récurrentes (facture électricité, internet, gaz, assurances, loyer, carburant…). Les dépenses de consommation occasionnelles comme le resto, le cinéma, coiffure ou achat d’un pack beauté une fois tous les 6 mois etc. ne sont pas inclues dans le calcul de reste à vivre des banques. Il s’agit donc de l’argent que la personne peut utiliser pour constituer une épargne. La banque vérifie le montant de cet indicateur selon la situation familiale de la personne (célibataire, mariée, pacs …). Pour une personne célibataire, certaines banques peuvent fixer un montant jusqu’à 800 euros et 1000 euros pour un couple. Le calcul de ce montant est incontournable notamment dans un prêt immobilier car cela permet aux organismes financiers de s’assurer que le candidat à l’emprunt peut assumer ses mensualités sans déséquilibrer son budget. La commission de surendettement se sert aussi de cette notion qui correspond pour eux, au reste de l’argent à la disposition d’un ménage après le paiement du crédit chaque mois. Pour la commission, le montant de celui-ci doit excéder le RSA.

Le taux d’endettement et cet indicateur figurent parmi les critères permettant aux institutions financières de statuer sur la solvabilité d’un demandeur de financement. Les banques imposent un taux d’endettement de 33 %. Le reste à vivre est donc le 67 % restant de son budget. Ce montant devrait permettre à l’emprunteur de mener un train de vie normale. Il lui sert à payer sa nourriture, ses loisirs, l’achat de ses vêtements, ses transports, le paiement des impôts etc. En règle générale, les établissements financiers n’imposent pas une règle fixe sur ce montant car il dépend des ressources financières de chaque emprunteur. Un travailleur indépendant aurait évidemment moins de reste à vivre qu’un couple fonctionnaire qui touche 6500 euros par mois. Il dépend également de la composition de famille et de la zone géographique de la personne. Un emprunteur qui habite dans le département de l’Allier peut vivre plus confortablement qu’un autre à Paris avec les mêmes revenus.
Pour faire ce calcul, les banques font la soustraction des charges des revenus. Prenons un exemple, un couple perçoit 3200 euros par mois. Ils ont deux enfants. Leurs charges s’élèvent à 1900 euros par mois (1100 euros pour le crédit immobilier et 400 euros pour le prêt voiture et 300 euros pour les 300 pour les charges). Le reste à vivre du foyer est donc 3200 – 1900 = 1300 soit 325 euros par personne. Ce montant est la limite d’acceptable pour les banques pour les personnes qui vivent ensemble dans une famille. Mais pour un emprunteur célibataire, elles peuvent fixer une somme disponible après les charges de 500 euros.
Par ailleurs, dès lors que l’emprunteur a des revenus élevés, les organismes de rachat ont tendance à privilégier cet indicateur plutôt que le taux d’endettement. Un candidat au regroupement de dettes qui touche 8500 euros par mois avec un reste à vivre de 3600 euros a des chances à se voir accepter sa demande de rachat même s’il affiche un taux d’endettement de 40 %.
Ainsi, avant d’établir une demande de crédit, il est bon de passer par un outil de simulation pour évaluer cette somme et pour vérifier aussi son taux d’endettement avant et après le rachat de crédit. A noter que le recours aux simulateurs et comparateurs sur internet est non payant et cela n’engage pas l’internaute. Le site pourrait contacter l’internaute plus tard mais ce dernier est libre d’accepter ou non la proposition du courtier.
Pourquoi les établissements prêteurs calculent cette composante ?
Les banques étudient plusieurs critères comme l’âge de l’emprunteur, sa stabilité professionnelle, le montant de ses revenus, le nombre de ses dettes à consolider, son scoring bancaire, son reste à vivre, son taux d’endettement avant d’attribuer ou non un rachat de crédit. Ces éléments lui servent à anticiper les éventuelles difficultés de la personne en cas d’accident de vie. En effet, un licenciement, une maladie de longue durée etc. pourraient arriver pendant le remboursement d’un prêt, surtout s’il s’agit d’un crédit immobilier. C’est pour mieux étudier la capacité de l’emprunteur à supporter une crise financière inattendue que les institutions financières instaurent tous ces critères.
Que faire pour bénéficier d’un rachat de crédit facilement ?
Si on a une baisse de revenus suite à une perte d’emploi ou autres motifs, il est évident que son reste à vivre diminue. Or, cela réduit aussi ses chances de se voir octroyer un refinancement pour ses différents crédits. Dans ce cas, il vaut mieux se tourner vers un courtier. Cet intermédiaire en financement bancaire pourrait trouver un établissement qui accepte de consolider ses dettes. Mais en contrepartie, il pourrait que le taux ne soit pas très compétitif car la banque compte aussi le risque potentiel du rachat. Cette situation ne doit pas beaucoup importer pour l’emprunteur car lorsqu’on est dans une situation financière étriquée, on ne pense qu’à trouver une solution rapide. En revanche, une personne qui souhaite obtenir un taux compétitif ou qui a un gros montant à regrouper doit proposer une garantie solide comme l’hypothèque de son bien immobilier. De même, les personnes qui ont déjà leur nom et coordonnées inscrits dans le fichier Ficp peuvent bénéficier aussi d’un rachat de crédit si elles optent pour le regroupement de dettes hypothécaires. Cela constitue également un avantage car normalement les fichés FICP ne peuvent pas prétendre à une nouvelle souscription à un crédit.

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