Surendettement avec un prêt à taux zéro : faut-il l’inclure dans le rachat de crédit ?

novembre 7, 2018 8:49 Publié par Laissez vos commentaires




De nombreux foyers qui souhaitent acquérir une voiture, acheter des équipements électroménagers ou avoir une réserve d’argent contractent un prêt à la consommation. D’autres souscrivent aussi à des prêts immobiliers comme le prêt à taux zéro et l’emprunt classique immobilier afin de devenir propriétaires de leur résidence principale ou secondaire. Dans ce cas le PTZ viendra alors compléter la somme requise pour l’achat du bien immobilier. Or, au cours du remboursement des différents crédits, il n’est pas rare que les emprunteurs cherchent à racheter leurs prêts à cause de la baisse de leurs revenus ou d’autres imprévus de la vie. La question qui se pose : peut-on inclure le prêt à taux zéro dans le rachat de crédit ? Réponses de la rédaction.

Commençons d’abord par expliquer le principe de ce prêt bancaire qui est apparu en 1995. Il s’agit d’un emprunt bancaire avec un taux équivalent à 0%. Le montant du capital empruntable dépend du revenu fiscal du candidat à l’emprunt et de l’endroit où se trouve le bien immobilier qu’il souhaite acquérir. L’objectif de ce prêt est de faciliter l’accession des particuliers à un logement et il est proposé par des établissements bancaires qui collaborent avec l’Etat. Il est souvent couplé à un prêt immobilier classique afin de maximiser ses chances d’obtenir le crédit immobilier.

Les aléas de la vie comme la perte de travail, la maladie d’une longue durée, le changement de statut conjugal pourraient causer la situation financière tendue d’un emprunteur. Ses finances risquent alors de basculer dans le vert à moins qu’il ne sollicite rapidement le rachat de crédit. Cette solution permet non seulement defaciliter son remboursement de crédits et d’améliorer son pouvoir d’achat mais elle permet aussi de soigner son taux d’endettement. Les dettes comme le prêt auto, le crédit revolving, le PTZ, le prêt immobilier, les dettes fiscales etc peuvent être rachetées. L’établissement de rachat peut rassembler plusieurs prêts en un seul même s’il s’agit d’un gros montant en fonction du profil emprunteur. Le but est de baisser le montant de l’unique mensualité à honorer chaque mois tout en étalant le remboursement du crédit sur une plus longue durée. Dans le cas d’un souscripteur au rachat qui a accumulé plusieurs dettes d’un gros montant avec un financement comprenant le PTZ, il y a trois cas possibles :

  • laisser de côté le prêt à taux zéro : comme les autres financements de l’acquisition immobilière, ce prêt peut être regroupé dans le regroupement de dettes. Cependant, il n’est pas possible de le transférer d’un établissement bancaire à un autre en gardant son avantage. Cela parce que l’organisme bancaire reçoit l’aide de l’Etat pour pouvoir proposer ce prêt. Et si le prêt devrait faire l’objet d’un transfert, l’aide de l’Etat devra être aussi transféré avec le capital restant dû. Ce qui n’est guère envisageable. C’est pourquoi, il est préférable d’écarter ce PTZ. Toutefois, l’établissement auprès duquel l’emprunteur a souscrit le crédit immobilier et le PTZ pourra aussi refuser de ne garder que le crédit à taux zéro parce que cela ne lui sera pas rentable. Or il s’agit d’un prêt autonome qui n’est pas forcément adossé au crédit principal. Par ailleurs, il faut se référer aussi à la clause de remboursement anticipé de son prêt car dans certains contrats les emprunts aidés de l’Etat sont également sujets à un remboursement anticipé comme les autres crédits. Or, la règle générale veut que l’emprunteur soit libre de choisir quels prêts seront intégrés dans le rachat. Face à ces difficultés, pour augmenter ses chances de grouper ses crédits en laissant de côté le PTZ, il est recommandé de faire appel à un courtier spécialisé. En tant qu’intermédiaire bancaire, nous sommes en mesure de défendre le dossier du client et de lui trouver un financement adapté à son budget.
  • Remarque : l’emprunteur devrait aussi garder à l’esprit que s’il souhaite conserver cet avantage de taux zéro, il aurait à honorer à la fois le rachat de prêt et l’emprunt à taux zéro. Or s’il est déjà dans une situation d’endettement critique avant l’opération, cela pourrait encore déstabiliser sa finance même après la mise en place de l’unique mensualité.

  • intégrer le PTZ dans le rachat de crédit : avec le taux immobilier actuel qui atteint un niveau historique assez bas, il ne serait pas aussi inintéressant d’inclure ce type de financement dans le rachat. Dans ce cas, l’emprunteur ne perçoit plus l’avantage du taux zéro. Les intérêts d’un tel montage dépendent du montant du remboursement anticipé et du capital restant à rembourser.Dans la pratique, il se peut qu’il n’y ait pas une très grande marge.Quoi qu’il en soit, c’est souvent l’établissement bancaire qui décide de ce qu’il va faire avec ce prêt s’il n’y a pas l’intervention d’un courtier.
  • Remarque : en faisant des simulations en ligne, le souscripteur au rachat pourrait aussi estimer si ce financement est éligible au rachat ou non. Si son taux d’endettement excèdele seuil de 33 %, la banque devra inclure ce prêt dans l’opération de regroupement de dettes. Mais si son endettement est sous cette barre, il peut l’exclure dans les prêts à consolider.

  • le troisième cas s’adresse à un candidat au rachat lourdement endetté qui a ce financement dans ses dettes.Dans ce cas, l’établissement pourrait lui proposer un rachat de crédit hypothécaire. L’hypothèque constitue alors une sureté de paiement du candidat au regroupement de dettes. Et s’il a fait un prêt immobilier hypothécaire incluant l’emprunt à taux zéro, l’établissement rachète d’abord la totalité des dettes incluant le PTZ avant de mettre en place l’hypothèque. Le prêt à taux zéro deviendra alors un crédit à intérêts. Le choix de la solution avantageuse dépend donc de la situation de la personne en difficulté de remboursement de crédits.


Pour que cette opération puisse effectivement assainir ses finances et lui permettre de redonner de l’air à son budget, il faut tenir compte des éléments suivants :

  • en général, on parle toujours de l’écart de taux de 1 % lors d’un rachat de crédit. Il s’agit de la différence de taux entre les prêts initiaux et celui du nouveau rachat. Or, si l’opération inclut un prêt à taux zéro, il faut envisager un écart beaucoup plus important. Pour trouver le taux le plus avantageux, on peut soit faire des simulations en ligne soit recourir à un courtier qui mettra en place de A à Z le dossier de rachat jusqu’au déblocage du fonds.
  • il serait aussi intéressant de calculer le montant total du crédit comparé à la hausse due à la perte du PTZ. Dans tous les cas, il est préférable de choisir ce montage dans les 7 ou 8 premières années du remboursement du crédit si on trouve un taux compétitif.


Les prêts aidés peuvent être intégrés dans le rachat de crédit. Mais cela pourrait être moins avantageux pour l’emprunteur dans certains cas. L’appel à un courtier en crédit est à préconiser pour une meilleure étude de son cas.

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